L'ORGANISATION DU SECOURS EN MONTAGNE LA DIRECTIVE KHIL
la part des professionnels de la montagne …
En France le secours en montagne a de particulier qu'il peut être opéré par trois unités spécialisées différentes : Le PGHM , les CRS et les pompiers (GMSSP).
Jusqu'à présent, notre discours consistait à conseiller d'appeler un PGHM (ou CRS) directement (radio ou n°10 chiffres) afin de disposer non seulement d'un secouriste mais d'un OPJ aussi rapidement , les constatations et les indices fraîchement relevés par cet OPJ secouriste arrivant à 95% à décharge pour le professionnel devant un tribunal .
Nombre de secours se sont mal déroulés suite à des appels simultanés vers différents services ; ceci n'avait pour effet que d'alimenter une rivalité et surtout un désordre préjudiciable au bon déroulement du secours .
Les différents acteurs du secours en montagne ont travaillé pendant près d'un an sous l'égide du Préfet KHIL pour aboutir à une organisation plus structurée : c'est la directive GUEANT du nom du ministre de tutelle .
Les trois unités spécialisées sont complémentaires et non plus isolées.
Que cela change-t-il pour nous ?
Désormais, la marche à suivre est de contacter directement un CTA (centre de traitement des alertes) qui en général revient à un CODIS (pompiers) via le 112 lequel a pour mission d'engager les unités spécialisées si besoin , c'est à dire PGHM/CRS , hélicoptère , GRIMP ou simplement sapeurs pompiers si cela suffit .
Dans ce dernier cas (SP) qu'en est-il de l'OPJ ?
- une activité de plein air correspond à « la voie publique »
- un professionnel exerce aussi dans le cadre de la « voie publique »
Donc le CODIS , s'il est informé qu'un professionnel est impliqué , devra aussi engager les autorités compétentes (OPJ) .
Il devient impératif que l'AeM se présente dés le début de l'appel comme « professionnel de la montagne » (insister si besoin). Ainsi la « chappe juridique » qui vient se poser sur le dossier pourra être gérée comme il convient .
En se présentant de la sorte, l'AeM se verra qualifié par l'opérateur CODIS comme étant « appelant initié », c'est à dire qu'il sera en mesure de donner des détails techniques sur la circonstance de l'accident qu'un simple appelant ne pourrait faire .
Par exemple une hauteur de chute , sur quel sol , le poids de la victime (force de choc) etc …
et également passer un bilan correct , préparer une DZ … ce que nous savons faire puisque nous sommes formés et recyclés dans ce sens !
En fonction du terrain et de la nature du secours c'est le CODIS qui engagera les moyens nécessaires, disponibles rapidement, d'où l'importance de la qualité de l'alerte et du bilan circonstanciel .
Si les moyens terrestres (pompiers) peuvent avoir un accès rapide sur le sinistre , ces moyens seront privilégiés, ce qui n'empêche pas l'intervention à postériori d'un OPJ.
Il apparaît dans cette directive que le n° à dix chiffres d'un PGHM peux continuer à recevoir des appels notamment de professionnels, de même les réseaux radio VHF continuent de fonctionner avec les bases radios aux unités spécialisées, cependant les PGHM et CRS sont tenus d'en informer au plus vite le CTA/CODIS qui reste centralisateur et coordinateur.
A aucun moment il ne peut vous être tenu rigueur d'avoir appelé directement le PGHM .
Il faut rappeler que dans le cas d'un appel direct au PGHM la conversation est enregistrée (sauf certains secteurs renseignez-vous sur place), comme elle l'est au CTA/CODIS.
Cette directive est toute récente, même si elle est le résultat d'un travail commun il reste aux acteurs locaux de se concerter et de travailler en communication pour que les choses évoluent dans le bon sens (l'intérêt des victimes).
Nous, professionnels, nous devons d'une part maintenir notre niveau de formation et également prendre soin de faire correctement nos déclarations d'accident.
Une nouvelle fiche Mémento Secours est téléchargeable ci dessous.